Merci qui ? Merci Trappes-en-ligne !

Tous les jours ou presque, on relève des attaques contre la légitime liberté d’expression citoyenne sur le web, comme ici ou . En cette fin d’une année funeste pour la liberté de parole à plus d’un titre (de journal...), il n’est peut-être pas inutile de s’interroger sur l’utilité d’un web local, libre et irrespectueux des dogmes politiques comme du dérisoire culteTr des personnalités. Eh bien, sur Trappes en ligne, on a sans doute pris le melon, car on ne craint pas de prétendre que, dans quelques dossiers importants de la vie locale, on a eu une influence positive décisive !

Un exemple ? La laïcité.

Oui, absolument ! Un thème central de la réflexion malandainiste, et la source du rayonnement international du maire de notre bonne ville ! Pas moins.

Souvenez-vous : avant les billets de Trappes en ligne sur le sujet, on fêtait les Rois Mages à Trappes. On organisait des "fééries de Noël" dans la mairie, et on offrait un "repas de Noël" à nos enfants dans les cantines de l’école de la république. Où, ailleurs que sur Trappes en ligne, s’est-on ému de ces attentats caractérisés à la neutralité religieuse ? Qui d’autre a essayé d’arracher leur faux nez laïc aux socio-démocrates-chrétiens locaux, qui ne voulaient pas abandonner le concept d’héritage chrétien de l’Europe à l’ultra droite du Parlement européen ? Mais dénoncer ne servirait  à rien si rien ne changeait. Et bien le résultat est là : les fééries ont été déchristianisées dans le dernier numérro de la feuille municipale et sur les affiches, pour devenir simplement "les fééries de Trappes". Quant au repas du Christ, il est devenu "repas de fin d’année". Y voir un simple hasard serait faire preuve d'une grande naïveté...

Continuant à ne douter de rien, on prétend que Trappes en ligne a exercé une influence également sur l’opposition. Prenez le dossier du renouvellement urbain, par exemple. Toujours dans le dernier bulletin municipal, les élus de Dominique Dubuisson s’expriment, conformément à la loi et aux principes élémentaires de la démocratie. Et ils réclament, pour l’année à venir, des pistes de travail qui ont été ouvertes sur Trappes en ligne il y a plusieurs années, comme le développement des voies cyclables. De Même, les élus de Dubuisson reprennent l’idée lancée ici, selon laquelle le recouvrement partiel de la N10 favorisera le trafic routier au lieu de le réduire, avec toutes les conséquences néfastes à prévoir sur la sécurité et l’environnement.

La satire, la caricature, l’humour et la dérision ont fait plus que la compromission stérile de certains qui prétendent agir utilement en participant à la majorité de Malandain. En tout cas, on y croit !

Oh, bien sûr, la méthode a des limites. Il y a en effet un domaine sur lequel on n’a rien pu faire bouger, et pour lequel toute tentative d’intervention semble vouée à l’échec : celui de la démocratie locale. On a eu beau réclamer la transparence sur l’élection des comités de quartier depuis des années, rien n’y a fait. Le compte rendu du scrutin de cet automne dans la feuille municipale est un modèle de littérature officielle soviétique ! Tout ce qu’on apprend, c’est que 104 habitants ont été élus sur 123 candidats, et que la participation est supérieure à celle de la fois précédente dans plus de la majorité des comités, mais qu'elle reste faible... On dirait un communiqué de presse du PC chinois ! La participation ? Les résultats détaillés ? Surtout pas, Malandain en mourrait !

Imaginez qu’on traite un scrutin officiel de la même manière. On crierait au coup de force ! On descendrait dans la rue, et on défendrait la légitimité de l’insurrection populaire ! On en appellerait à l’ONU, peut-être... Qui peut penser qu’en République on organise un scrutin sans en donner les résultats, à part Guy Malandain ? Même les dictateurs donnent des chiffres, voyons ! Comble du ridicule pour le maire, c’est l’opposant Dubuisson qui nous dévoile, dans le journal municipal, le nombre des votants : 346. Moins que le nombre des employés municipaux résidant à Trappes ? Pas moins que le nombre des lecteurs de Trappes en ligne, tout de même ?

Faut voir...

Le 10 décembre 2008.