Le premier journal municipal du nouveau mandat est dans nos boîtes. Il est consacré au conseil qui a suivi les élections et au cours duquel on a élu le maire et les adjoints.
Premier constat, au vu des photos du conseil et du public : à Trappes, on n’a pas besoin d’installer des boîtiers à ultrasons pour lutter contre les rassemblements de jeunes ! On a manifestement trouvé d’autres recettes de répulsif pour les locaux de l’hôtel de Ville. Des années de délégation jeunesse de Khadija Aram et une tentative d’organisation d’un conseil municipal de la jeunesse ont apparemment calmé les ardeurs citoyennes des trappistes de moins de 100 ans...
Sur la mise en place de la nouvelle équipe et sur la "nouvelle" politique municipale, on n’a pas grand chose à signaler. Sur le reste du magazine non plus. Ah si, tout de même : on constate que le maire, Guy Malandain, a du mal avec le calcul. Il écrit, dans son édito : "Mes chers concitoyens. Votre vote lors des élections municipales a marqué largement, dès le premier tour, le souhait de la majorité d’entre vous de continuer à construire l’avenir de Trappes-en-Yvelines sur la base de valeurs de gauche, de valeurs républicaines". Passons sur l’allusion perfide - et même quasi diffamatoire - au fait qu’un ou plusieurs de ses trois concurrents ne seraient pas imprégnés de "valeurs républicaines"... Le compte n’est pas bon. On peut, à la rigueur, limiter la notion de "concitoyen" aux seuls électeurs, en admettant qu’il ne soit pas méprisant d’exclure tous les autres adultes majeurs, et sans entrer dans des considérations de nationalité. Et bien, même si Guy Malandain ne s’adresse qu’aux électeurs, il doit les compter tous. Or, les 3 195 voix qui l’ont porté sur son siège, ça ne représente qu’un quart des 13 050 inscrits. C’est très loin de la "majorité de nos concitoyens", même dans une acception très restrictive. A moins que le maire ne considère comme ses concitoyens que les seuls votants du 9 mars 2008.
Il ne se considérerait donc pas comme le maire de tous les trappistes ? A vrai dire, on s’en doutait un peu, depuis sept ans...
Un autre problème politico-arithmétique est posé en page 4, à propos de l’élection du maire par les conseillers municipaux : 27 voix pour ; 1 vote nul ; 4 voix contre. On n’a pas la liste des présents, ça n’aide pas à comprendre pourquoi il manque 3 voix sur les 35 élus que compte le conseil. Les colistiers de Fourgous n’ont peut-être pas pris part au vote. Les quatre voix contre Malandain, on imagine que ce sont celles de Dubuisson et les siens. Mais le vote nul ? Qui c’est t-y donc ? Y’en a un qu’a raturé son p’tit bulletin exprès, ou c'est plutôt qu’il a maladroitement renversé son café dessus par inadvertance ? La majorité municipale commencerait-elle déjà à se lézarder ?
Ça promet pour les six années qui viennent...
