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Nouveau Conseil municipal.
Avec
quelques nouvelles recrues mais surtout des vieux mercenaires qui
rempilent, le conseil "Malandain II" est constitué.
Ça n'est pas la révolution.
Parmi
les adjoints, on a quand-même une petite surprise : Gégé
n'est plus là. Mais si, vous savez... Gérard Colfaux,
l'ancien adjoint aux travaux. En 2001, alors que ses colistiers, avec
Jacques Monquaut, avaient décidé de renouveler les
cadres en confiant des responsabilités aux jeunes de la liste,
Gégé avait menacé de démissionner s'il
perdait son "portefeuille" d'adjoint. Affaire de conviction
politique, sans doute... Les autres avaient capitulé, la
mort dans l'âme et la rage au ventre, devant son chantage :
s'il avait démissionné, il aurait été
remplacé au conseil par un socialiste, et le déséquilibre
PCF / PS en aurait été encore accentué. Mais en
2008, comme ils sont tous socialistes, sur la liste, ils ont dû
l'envoyer balader ! Exit Gégé ? On verra plus tard.
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Deuxième
petite surprise : Jacques Monquaut est adjoint aux sports. Etonnant...
D'un autre côté, pour remplacer Dubuisson, il fallait un
adepte de la gymnastique politique. Ça tombe bien, Monquaut s'y est mis récemment ! C'est même un véritable acrobate, quand on repense à son
parcours : torpillé par ses potes quand il était maire,
en congé du PCF pendant des années, le voilà de retour, pour soutenir ses
fossoyeurs d'hier, comme si de rien n'était. C'est plus de la loyauté, c'est du
masochisme !
Moins
inattendu : Khadija
Aram est adjointe à "l'action républicaine".
Ça doit avoir un rapport avec la vie associative et
religieuse, dans l'esprit tordu de Malandain... On ne sait pas trop ce
que ça peut recouvrir comme mandat. Elle non plus, si ça
se trouve... En tout cas, elle
n'est plus à la jeunesse, c'est toujours ça ! Mais tout
le monde avait déjà oublié cet épisode de
la vie publique locale...
Jeanine
Mary est adjointe à l'éducation, l'enfance, la famille.
La Super Nanny des colonies, fraîchement élue au Conseil
général, va nous les secouer, les femmes trappistes, avec
l'aide de ses dames patronnesses de la "Maison des man-mans" ! Musulmanes ou pas,
elles va leur faire enlever ces foulards et leur apprendre à cuisiner les
endives au jambon, c'est moi qui vous l'dit !
Quant à notre druide cryptosocialiste, Jean-Yves Gendron, il est adjoint à
l'emploi, au développement économique et à
l'insertion. La "compétence" sera au rendez-vous,
c'est certain. S'il fait autant pour l'emploi des trappistes que pour
le sien, le chômage local, c'est déjà du passé ! Pour ce qui
est du volet développement, on peut faire confiance au talent
du fin négociateur immobilier qui a su fourguer le siège
départemental du PCF à l'agglomération qui l'a
transformé en service jeunesse municipal. Le bâtiment
avait été agrandi dans les années 80, grâce
à une grande souscription populaire, pendant les grands
travaux de rénovation des squares de la SEM SATRA. Ne ricanez
pas, insolents ! Gendron est président de la pépinière
intercommunale d'entreprises Promopole, mais, pour autant, la création
d'entreprises, c'est pas vraiment son dada. Non, son truc, c'est
plutôt les négociations de haut vol, du genre de celles
qu'on mène en septembre, à la fête de l'Huma, à
"l'Espace collectivités". C'est une sorte de salon
littéraire qui récompense les meilleures fictions dans
la catégorie "appels d'offres publics des collectivités
territoriales". La distribution de l'eau en régie, à
Trappes, chers colistiers de Dubuisson, c'est pas pour demain, vous pouvez en être certains !
Eric
Gomis n'est plus adjoint. Ça, c'est la mauvaise nouvelle.
Espérons qu'il sera élu vice- président de
l'agglomération de Saint-Quentin en Yvelines. Il saura nous
représenter dignement, soyez-en sûrs, et saura user de
son charisme tout en restant sobre, dans la conduite des politiques
intercommunales. On est bien soulagé qu'il ait changé
d'avis, finalement. Pendant deux ou trois ans, en effet, il a
clamé
sur tous les parkings de la ville qu'il était pressé
d'en finir avec ce mandat, cette politique d'abandon des jeunes, ce
maire despotique et son équipe de "soiffards de
reconnaissance", comme il appelait ses colistiers à
l'époque, et qu'on ne l'y reprendrait pas. Trappes ne se serait
pas remise de la défection
d'une telle pointure, si estimée par les jeunes de la ville et
par les techniciens qu'il côtoie à la mairie ou à
l'agglomération, et que toutes les collectivités
environnantes nous envient ! Saluons ce revirement salutaire qui n'est
motivé, c'est l'évidence, que par l'amour des
idées et de l'action politique !
Malandain est
toujours maire, au fait. En attendant d'être sénateur,
en remplacement de Catherine Tasca, dans deux ans.
Après, on
verra...
Le 30 mars 2008.
