L'A12 : une autoroute écologique et de gauche...

La lettre du Conseil général qu'on distribue dans nos boîtes est, pour moitié, consacrée aux positions de l'élu communiste du canton de Trappes, Michel Espinat.
Dans l'édition de mars, on peut lire un petit article de ce dernier critiquant la politique du département UMP des Yvelines à l'égard de l'environnement. Michel Espinat y affirme que la crise écologique est une menace sérieuse, et que les mesures préconisées par le président du Conseil général au niveau local ne sont pas adaptées à la gravité de cette menace. 
Il écrit notamment :
"Je pointe cette contradiction entre votre volonté affichée de participer activement à cet effort de lutte contre le réchauffement de la planète et votre soutien inconditionnel au libéralisme générateur de déséquilibre, d'inégalité, gaspilleur de ressources, de richesses, productiviste à tout crin et qui veut privatiser les outils de production et de distribution de l'énergie. Défendre l'environnement exige de rompre avec le libéralisme."
Mais pas avec les autoroutes destinées à transporter des marchandises toujours plus nombreuses de plus en plus loin, et les salariés de plus en plus flexibles des entreprises qui les produisent et les commercialisent ? A dix centimètres à peine de cette déclaration courageuse et visionnaire, on peut en effet lire que le prolongement de l'A12 selon le tracé retenu sera satisfaisant, même s'il pose un "problème légitime et majeur aux Verriérois". Si on était taquin, on "pointerait la contradiction"...
Comme on a pu le remarquer lors du débat public sur le prolongement de l'A12, Michel Espinat et tous les élus de Saint-Quentin en Yvelines, de droite comme de gauche, ont soutenu la même option du tout routier en Ile de France. Celle du gouvernemnt UMP et du Conseil régional PS. Mais si la droite et la gauche défendent ici des politiques de transport et d'aménagement rigoureusement identiques, il faut avoir à l'esprit que la gauche dite "de gouvernement", contrairement à la droite, propose une conception sérieuse, moderne et "durable" du développement, plaçant l'Homme au centre de l'écologie... En voici quelques déclinaisons fortes que nous avons synthétisées pour vous : Tout ce magnifique aménagement, du territoire et des consciences, devra produire ce que seuls les ogres mangeurs d'enfants et les simples d'esprit envisagent avec méfiance : de la croissance. De gauche et durable, bien entendu. La croissance gentille. La croissance juste. La croissance froide, sans effet de serre !
L'A12 prolongée ne réchauffera pas la planète, croyez-le !  A peine un peu le cœur des élus locaux.

Le 28 mars 2007