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Prolongement de l'A12
Cette page rassemble les articles de Trappes en ligne qui ont porté sur ce sujet depuis 2006. Vous l'aurez vite compris, "Trappes en ligne" ne soutient pas la position des élus trappistes qui exigent le prolongement de l'autoroute A12 par le vallon du Pommeret, et veulent faire croire que la nationale 10 qui traverse Trappes deviendra un "boulevard urbain", alors que les études les plus optimistes promettent que 35 000 véhicules y circuleront encore chaque jour après la réalisation du prolongement de l'A12... Les liens sur la page pointent vers des documents utiles, notamment sur le site de la Commission particulière du débat pour le projet A12. Un conseil pour la route : marchez à pied, ça améliore l'oxygénation de cerveau ! C'est avec plaisir qu'on constate chaque jour le recul de la pensée autoroutière dans la région. On était passé à côté d'un blog bien intéressant d'habitants de la Verrière opposés au prolongement de l'A12 : A.R.C.C.E.N. Le 24 février 2008. Borloo torpille l'A12 ? Les Nouvelles des Yvelines du 31 octobre avancent une hypothèse qui nous fait chaud au coeur : "Vers le gel de l'autoroute A12 ?". Effet secondaire du "grenelle de l'environnement", les dossiers autoroutiers en cours seraient sur la sellette. Ici, on est plutôt content, même s'il est trop tôt pour faire péter le Champomy. En effet, le dossier de l'A12 n'en est pas à son premier rebondissement. Mais personne n'a l'air vraiment étonné que le projet "parte en couille". Yves Vandewalle, président du Parc naturel de la Vallée de Chevreuse souligne d'ailleurs : "Le temps travaille contre l'A12". C'est vrai : le transport transeuropéen par camion a de moins en moins la cote. Non, ce qu'il y a de plus surprenant dans cette annonce, c'est la réaction du maire de Trappes : "Pourquoi maintenant ne pas étendre les travaux de couverture de Trappes sur la RN10 sur une plus longue distance au bénéfice des riverains ?" se demande-t-il... Et pourquoi nous avoir prétendu pendant des années que le traitement de la RN10 passait obligatoirement par un prolongement de l'A12, alors ? Et si l'A12 se faisait comme il l'a toujours réclamé, on n'aurait pas assez d'argent pour couvrir la N10 ? Pas très cohérent, tout ça... Ni très responsable, sur un sujet aussi sérieux et lourd de conséquences, de la part de notre éminent expert en affaires urbaines. Ben oui : traiter la N10, ça peut et ça doit se faire sans bitumer ailleurs. Ce sera même plus facile, et surtout : plus rapide ! On a toujours soutenu cette idée ici, sur Trappes en ligne, avec d'autres. Et on a toujours su que la démonstration du bien fondé de cette conception arriverait un jour ou l'autre. On n'était juste pas sûr qu'elle arriverait à temps. Merci, Guy Malandain... Le 5 novembre 2007. Du nouveau pour la N10 ou rentrée électorale ? Alléchante, l'affichette du journal "le Parisien" sur les kiosques locaux cette semaine : "La couverture de la N 10 avance enfin". Du nouveau pour le traitement des nuisances de la N 10 ? A la lecture de l'article, on s'apperçoit rapidement qu'il ne s'agit que d'une opération de communication de la mairie de Trappes. On lance un concours d'urbanisme à la mi-septembre pour finaliser le projet de plateau urbain que tout le monde connaît depuis cinq ans. D'ailleurs, un encadré du même Parisien nous en rappelle les limites : la dalle ira de la boutique Emmaüs à l'actuelle école Cahin. Pourquoi, alors, lancer un concours maintenant, et faire croire aux trappistes que des projets merveilleux vont voir le jour dans les semaines qui viennent, grâce au travail admirable de notre bon maire ? Pour la même raison, sans doute, qu'on a programmé la réfection de toutes les bandes de roulement bitumeuses de l'agglomération cet été, alors qu'on aurait pu étaler ces travaux (à l'utilité parfois douteuse) sur plusieurs années. : l'électeur a la mémoire courte. Et il ne doit pas la perdre avant le mois de mars 2008, au moment de renouveler les conseils municipaux. Bonne rentrée à tous. Le 18 août 2007 Les Portes de Chevreuses La N10 et la future A12 ne préoccupent plus beaucoup les acteurs politiques à Trappes depuis l'annonce de la décision du ministre des transports en octobre 2006. Ici-même, on l'avoue, on était presque sur le point d'oublier cette histoire. Pourtant, dans Les Nouvelles des Yvelines du 30 mai, un discret article de la page "économie"a attiré de nouveau notre attention sur ce dossier. Intitulé "Un nouveau centre commercial à Coignières en 2009", le papier décrit le projet des "Portes de Chevreuses" dont les travaux débuteront en septembre 2007 pour une ouverture en 2009. De quoi s'agit-il ? Presque rien : 37 000 m² de surface de vente sur la ZA du Gibet, dédiés à la maison et aux loisirs. Les plus grandes enseignes du secteur en seront, dont Boulanger qui réalisera son plus grand magasin de France, ou Castorama et Conforama qui délaisseront leur implantation actuelle un peu plus loin pour venir sur le nouveau site. Le tout sera réalisé par la Sogam, une filiale du groupe VINCI. Décidément, chaque fois qu'on tire un mètre carré de goudron, dans la région, VINCI n'est pas loin... On ne discutera pas ici de l'opportunité que représente ou pas ce projet pour l'emploi local, même si on peut tout de même rappeler que SQY Ouest, il y a quelques années, n'a pas créé d'emplois pour les trappistes. N'en déplaise à Robert Cadalbert. Non, le problème aujourd'hui est ailleurs : la N10. C'est elle qui va border ce centre commercial. Si, si ! Vous avez bien compris : la N10 dont nos responsables locaux vous ont promis la transformation en "boulevard urbain" va desservir 37000 m² d'hypermarchés spécialisés, dès 2009 ! Sur "Trappes en ligne", souvenez vous, on n'a jamais cru à la petite chanson des pro-A12 sur l'aménagement de la nationale, le développement des transports en commun, et toutes les autres tartufferies. D'ailleurs, la lecture du dossier de presse du ministère des transports en 2006 aurait pu mettre la puce à l'oreille des trappistes partisans du prolongement : "Le principe d’une requalification de la RN10 est également approuvé. Les études et travaux de requalification de la RN10, engagés dans le cadre de l’actuel contrat de plan seront poursuivis au-delà de l’actuel contrat en s’appuyant sur les réflexions d’ores et déjà menées." Un principe, des études, des réflexions, le tout dans un prochain contrat de plan pas encore signé... On a déjà vu des engagements plus fermes ! "Cette requalification aura pour objectif d’améliorer le cadre et les conditions de vie des riverains ainsi que la sécurité routière. L’ambition est de faire, à terme, de la RN10 un boulevard urbain, élément essentiel de l’aménagement local, favorable au développement des transports en commun et au développement économique de proximité." Un boulevard urbain qui dessert un centre commercial d'envergure régionale pour le développement économique de proximité ? Ils vont venir acheter leur frigo en bus avec un cabas à roulette, les clients ? Là, on commence à soupçonner qu'il n'est pas tout à fait impensable qu'on se foute un peu de nous... "Les études nécessaires seront réalisées en distinguant les aménagements à réaliser avant et après la mise en service du prolongement autoroutier de l’A12. Une attention particulière sera apportée aux aménagements à réaliser sur cet axe dans la traversée de Trappes, où un plateau urbain est prévu par le Grand projet de Ville (G.P.V.)." OK ! Là, c'est bon. On a compris... Les "aménagements", c'est le fameux plateau urbain de 300 mètres de long sous le bureau de Malandain... Pour le reste, on a déjà vu des calendriers prévisionnels bidons de "types-qui-veulent-pas-faire-le-truc-alors-y-font-semblant", mais là ils font fort ! C'est clair : on nous a pris pour des buses ! Aux trappistes qui ont apporté leur soutien à ce désastre annoncé, et qui n'ont pas voulu entendre les mises en garde des associations, des syndicats de cheminots et de quelques particuliers, nous disons ceci : quand, dans dix ou quinze ans, vous regarderez passer 40 ou 50 000 véhicules par jour devant vos fenêtres, à la Boissière ou ailleurs dans Trappes, sachez que si ça vous pique les yeux, ça ne sera pas seulement à cause des fumées d'échappement... Le 6 juin 2007. Une petite ballade en voiture sur les maréchaux sud de Paris aux heures de pointe, ça a de quoi faire rêver le Saint-Quentinois moyen : y'a que les véos et les trams qui roulent. Le reste, ça patine, ça fume de l'embrayage, ça klaxonne stupidement pour un mètre cinquante à conquérir ! Et ici, pourquoi on en aurait pas aussi, des pistes cyclables en site protégé et des tramways ? A propos de transport en commun, quelques webs militants valent le détour, comme Indésens, ou le Réseau pour l'abolition des transports payants. Le 22 mai 2007. Les autoroutes : en voilà, un business qui marche ! 200 patates nouvelles de stock-options pour le président du groupe VINCI, ça fait des sous (200 M€) ! Même les membres du conseil d'administration (et c'est pas des crevards !) ont trouvé que ça faisait beaucoup... Et dans le sud des Yvelines, des gens voudraient empêcher de tourner cette formidable machine à transformer l'argent public en argent privé, en refusant le prolongement de l'A12 ? Bande d'irresponsables ! Ennemis du développement économique et du progrès social ! Hooligans ! Le numéro un de VINCI débarqué hier, Antoine ZACHARIAS, se serait attribué une prime de huit millions d'euros pour avoir réussi le rachat des Autoroutes du Sud de la France. Prévoyait-il un petit quelque chose en cas d'obtention par VINCI du marché du prolongement de l'A12 ? Le 2 juin 2006 Le cahier d'acteur rédigé par le comité d'établissement de la SNCF Paris Rive Gauche est très intéressant. On s'aperçoit à sa lecture que la gauche bétépiste, pétrolière et bitumeuse de Saint-Quentin en Yvelines n'est pas du tout en phase avec le syndicalisme ferroviaire. Le CE de PRG appelle à plus de responsabilité sur le long terme, et au développement du transport ferroviaire, tant pour les voyageurs que pour le fret. Il dénonce aussi l'hypocrisie des déclarations d'intentions quant au rééquilibrage des différents modes de transport : "Un décalage profond entre les déclarations en faveur du rééquilibrage rail-route et la réalité des investissements Si,
au plan des principes et des déclarations, le
rééquilibrage des trafics rail-route-fluvial en
faveur du
fer et du fleuve est acquis
pour la très grande majorité des acteurs, il
n’en
est pas de même sur le terrain. Ainsi, pour notre
région,
alors même que le PDU de l’IDF met
l’accent sur la
réduction du trafic routier, la
réalité des
investissements dans le fer, en baisse de 32% sur la période
1996-1999 alors même que la part du fer dans ces
investissements
se chiffre à près d’un quart du total,
ces chiffres
montrent que les orientations de principe sont loin
d’être
appliquées."
Entre les principes et la mise en oeuvre, la démagogie et le clientélisme électoral creusent l'écart... La contribution de l'Association des usagers des transports (FNAUT Ile de France), quant à elle, est un modèle de pertinence. C'est à lire de toute urgence ! On y évoque même un sujet tabou à Saint-Quentin-en-Eden" : le tramway ! Le 6 juin 2006. Le compte-rendu de la dernière réunion de la Commission du débat nous réserve quelques bonnes surprises. D'abord, c'est le maire de Trappes qui déclare en ouverture : "la protection de l’environnement est une question qui nous est chère à tous, mais elle passe nécessairement par le développement des transports en commun. Or, force est de reconnaître qu’en arrivant à La Merise, je n’ai guère vu de bicyclettes sur le parking !" Pour les transports en commun : on est ravi d'apprendre que c'est une de ses préoccupations. Son fameux programme de renouvellement urbain (dont on ne peut toujours pas consulter le dossier dans son intégralité*) est pourtant particulièrement sec sur la question. Il va donc devoir y "retravailler". Pour ce qui est des bicyclettes : quelques rappels sont utiles. Devant la Merise (où se déroulait la réunion), il n'existe pas plus de huit places pour parquer des vélos. Le parking dont parle Malandain, c'est un parking à voitures. Du reste, aucune piste cyclable ne dessert ce centre commercial, administratif et culturel majeur de la ville. C'est vrai qu'on a tracé des pointillés verts sur le rond-point un peu plus loin lorsqu'on l'a refait l'an dernier, mais en périphérie de la chaussée, comme pour exterminer tous les cyclistes qui tenteraient de couper les trajectoires tangentielles des voitures sortant du giratoire... Le fameux programme de renouvellement urbain de Guy Malandain (dont on ne peut toujours pas consulter le dossier dans son intégralité*) ne prévoit pas la réalisation de pistes cyclables à cet endroit, alors que tout le quartier sera totalement refait. Dans la politique urbaine trappiste en général : pas de nouvelle piste en projet à l'intérieur de la ville ou vers l'extérieur, pas de parkings à vélo en centre-ville ou à proximité des commerces. Il faudrait vérifier, mais on peut parier que le mot "vélo" n'apparaît pas une seule fois dans la convention ANRU de Trappes. Dans cette ville qui n'est pas très étendue, les seuls personnels municipaux dotés de bicyclettes par le maire sont les policiers. Tous les autres roulent en voiture, souvent seuls et pour des déplacements de trois ou quatre kilomètres au maximum, sauf rares exceptions. Ici, c'est donc le degré zéro du déplacement en vélo, et Guy Malandain n'y est pas pour rien. C'est tragique, dans une agglomération qui prétendait organiser les épreuves olympiques de cyclisme ! La pique du maire se voulait sans doute habile et rusée. Elle est seulement hypocrite et cynique. Plus loin, c'est Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France, qui nous fait livrer un scoop par l'intermédiaire d'une conseillère régionale : "Il est nécessaire d’améliorer les transports collectifs afin de réaliser une vraie complémentarité avec les équipements autoroutiers, au lieu de les opposer. Cela passe notamment par le prolongement de la ligne C du RER jusqu’à la Verrière, dans une logique générale d’amélioration de la qualité de vue des Franciliens. " Le « notamment » laisse supposer que d'autres améliorations vont venir. Bonne nouvelle ! La tournure que prend le débat sur l'A12 n'est certainement pas étrangère à ces conversions et retournements vestimentaires, et il faut porter au crédit de la CPDP cette avancée qui pourrait être fondamentale pour Trappes et toute l'agglomération, si on dépasse le stade de l'effet d'annonce électoral. Et ce n'est peut-être qu'un début : si on continue à faire pression, les contreparties à la réalisation de l'autoroute en termes de développement des transports en commun pourraient devenir substantielles. * Signalons à ce propos que certaines conventions ANRU signées sont consultables sur le site de l'Agence Nationale du Renouvellement Urbain. Pour Trappes : rien. Pas même un vague dossier de presse... Le 13 mai 2006. Sur la première page de son magazine personnel en couleur, le maire de Trappes nous livre ses phrases chocs du mois de mai. « Nous voulons donner la priorité à l'homme, à son environnement et au développement économique qui procure l'emploi ». Donner la priorité à l'homme minuscule, c'est moche pour les femmes ! Mais le problème n'est pas là... Ainsi, le prolongement de l'12 (c'est de ça qu'il est question) va nous apporter de l'emploi. Ca ne serait pas plutôt des entreprises ? Guy le Bétonneux - qui n'a sans doute plus travaillé pour de vrai depuis sa première élection à l'Assemblée Nationale en 1981 - ne fait sans doute plus très bien la différence. Des entreprises, on en a déjà plein à Trappes. Mais du chômage aussi ! Encore plus d'entreprises, ça ferait moins de chômage ? Pas sûr... Et les travaux de la rénovation urbaine, ça fait de l'emploi ? Pas chez nous, en tout cas. Ici, les travaux de nos petits pharaons locaux sur les routes, aux carrefours et autour de nos « résidences », ça n'a pas créé d'emploi pour les trappistes. Mais heureusement, nous avons élu un Monsieur qui a des relations, et notre ville a eu l'honneur d'accueillir « le premier Forum de recrutement de la SNCF auquel a bien voulu participer mon ami Louis Gallois, Président de la SNCF... ». Que serions-nous sans le parrainage bienveillant de Monsieur Malandain ? On se croirait à Palerme dans les années soixante : votez pour moi, je connais du monde ; mes amis grands entrepreneurs installeront des entreprises ; l'Etat dépensera son argent chez nous ; vous aurez des emplois... Ce système clientéliste et clanal (pour ne pas utiliser de mots étrangers qui fâchent toujours), se développe très bien en période de marasme économique comme celle que nous vivons aujourd'hui, à Trappes comme ailleurs. Abuser de la faiblesse de ceux qui galèrent, et ils sont nombreux à Trappes, en jouant sur ce registre, c'est la partition favorite de ceux qui pratiquent la politique à l'ancienne qu'on voudrait voir disparaître de la vie publique. Apparemment, le Parti socialiste aussi voudrait rompre avec ce style à Trappes... On en reparlera bientôt ici. Pour travailler à la SNCF en participant à l'opération « Egalité et Compétences », les trappistes n'ont pas besoin du parrainage de Guy Malandain. Ils peuvent se connecter sur le site institutionnel de l'entreprise, et déposer leur candidature en ligne. Ils n'auront pas à subir les bavardages amplifiés du maire avec « son ami le président » flanqué d'un secrétaire d'Etat, devant des caméras de télé et le tout-Trappes-qui-chante-et-qui-pétille, encravtousé et encostardé de neuf pour l'occasion ! Le 8 mai 2006. L’autoroute de la désinformation ? Guy Malandain, dans sa feuille municipale, déclare qu'il faut prolonger l’A12 hors des villes pour régler le problème de la N10 à Trappes. Pourtant, dans le projet de la DDE, on ne traite pas de l’aménagement de la N10. Rien n’y est prévu à ce sujet. Lisez-le, et vous verrez que le projet soutenu par Guy Malandain n’aborde pas concrètement le traitement de la N10. Cette nationale est destinée à rester une voie rapide sur laquelle passeront au moins 35000 véhicules par jour, après la réalisation du prolongement de l'A12 sur un tracé rural. C’est un boulevard urbain, 35000 véhicules par jour ? Ca ne coupe pas la ville en deux, une telle voie ? Les trappistes ne doivent pas reprendre en cœur les incantations de ceux qui ont des raisons personnelles inavouées de vouloir le prolongement d’une autoroute dans les Yvelines. La lecture du dossier du maître d’ouvrage est édifiante : la N10, on se la garde en l’état, avec ses nuisances ! Le quartier de la Boissière bordera toujours une autoroute, même après le prolongement et la réalisation d'un plateau urbain sous la fenêtre du bureau du maire de Trappes ! Un conseil pour 2007 : élisez un maire qui habite Trappes, ça fera une voiture de moins sur la N10 chaque matin ! Le 8 mai 2006. Le maire de Trappes est un fidèle lecteur de Trappes en ligne, c'est sûr : à peine lançons nous un petit concours pour le taquiner qu'il trouve la parade ! Nous proposions comme défi aux habitants de Trappes de participer à toutes les réunions de la Commission du débat sur le prolongement de l'A12 jusqu'en juin, en s'y rendant par les transports en commun exclusivement, sans tricher. Et paf ! La mairie affrète des autocars gratuits pour emmener ses supporters, comme à un match de foot ! Ca démontre bien la médiocrité du réseau de transports publics de l'agglomération, remarquez... Allez ! Nous acceptons la combine... Ca compte ! C'est tordu, mais c'est de bonne guerre ! Mais que les "transportés" sachent une chose : les réunions auxquelles ils se rendent avec le fruit de nos impôts sont organisées par la Commission Nationale du Débat Public. En effet, les affiches racoleuses de la mairie de Trappes ne le mentionnent pas. C'est si bien maquillé qu'on croirait presque qu'on va à une fête de quartier. .. La manipulation et la désinformation, c'est un métier ! Le 5 avril 2006. Désolés pour les difficultés d'accès à Trappes en ligne depuis le 26 mars. On croit trouver un hébergeur sérieux, et on a affaire à des baltringues ou des margoulins... Le site web de la Ville de Trappes évoque enfin le débat public sur le prolongement de l'A12. On nous engage à faire part de notre volonté de voir choisi le tracé 3C. "Tout autre tracé entraînerait un passage inacceptable en milieu urbain. Désormais, le débat public est ouvert à tous", poursuit-on... Tu parles d'une conception de l'ouverture et du débat ! On dirait du Villepin ! Il faut dire que Guy Malandain de la Bétonnière, Marquis de l'Adouze, a son idée bien arrêtée sur la question du prolongement : construction d'une autoroute, par un tracé rural. Hors des villes, comme le proclament les banderoles déployées entre la Verrière et Trappes. L'une d'elles est d'ailleurs plantée sur la N10 devant le site local d'EUROVIA (propriété privée ?) qui fournira justement les matériaux à VINCI pour construire un tronçon exploité par COFIROUTE. Mais non, voyons ! Il y aura un appel d'offres européen pour un tel chantier ! On ne peut pas savoir à l'avance quelles entreprises seront retenues. Remarquez, COFIROUTE a déjà la concession du tunnel de l'A86 qui sera raccordé au prolongement de l'A12... Coïncidence ? Il y a de quoi être pessimiste si on n'est pas un défenseur acharné du prolongement, et qu'on est pour un aménagement de l'A10 (ce qui sera de toute façon nécessaire) : on sent bien que les enjeux du projet dépassent nos mesquines préoccupations locales. Lors de la réunion inaugurale, le directeur régional de l'Equipement s'est un peu trahi en déclarant : "même si le pétrole devient rare et cher, les voitures pourront continuer à rouler avec d’autres carburants et cela ne signifie pas la fin du mode routier." On nous trace des voies pour des véhicules qui ne sont même pas encore inventés ! Une fois qu'on aura maillé tout le pays avec des autoroutes, ce sera simple de démontrer que le mode routier est le plus viable, le moins cher, le plus facile à développer, etc. Et en avant les camions ! Tiens, à propos de camions : le port du Havre développe sa capacité d'accueil de porte-conteneurs. On en parle beaucoup dans la presse en ce moment. Les conteneurs de vingt pieds, ça peut très bien se monter sur des rames de train ou des barges fluviales, et on l'a prévu (lire ici sur le site de Mer et Marine). Mais on va surtout les mettre sur des camions. Pour cela, on investit dans de gros aménagements autoroutiers, à proximité et plus loin, sur la route du reste de l'Europe, à Rouen, par exemple. Mais le ministère de l'Equipement présente le contournement de Rouen comme une mesure de sécurisation et d'amélioration du cadre de vie des habitants de l'agglomération urbaine (à voir ici, sur le site de la CNDP). Comme pour l'A12, qui n'est pas très loin, finalement. Encore des coïncidences... Le 2 avril 2006. L'A12 : une autoroute écologique et de gauche... La lettre du Conseil général qu'on distribue dans nos boîtes est, pour moitié, consacrée aux positions de l'élu communiste du canton de Trappes, Michel Espinat. Dans l'édition de mars, on peut lire un petit article de ce dernier critiquant la politique du département UMP des Yvelines à l'égard de l'environnement. Michel Espinat y affirme que la crise écologique est une menace sérieuse, et que les mesures préconisées par le président du Conseil général au niveau local ne sont pas adaptées à la gravité de cette menace. Il écrit notamment : "Je pointe cette contradiction entre votre volonté affichée de participer activement à cet effort de lutte contre le réchauffement de la planète et votre soutien inconditionnel au libéralisme générateur de déséquilibre, d'inégalité, gaspilleur de ressources, de richesses, productiviste à tout crin et qui veut privatiser les outils de production et de distribution de l'énergie. Défendre l'environnement exige de rompre avec le libéralisme." Mais pas avec les autoroutes destinées à transporter des marchandises toujours plus nombreuses de plus en plus loin, et les salariés de plus en plus flexibles des entreprises qui les produisent et les commercialisent ? A dix centimètres à peine de cette déclaration courageuse et visionnaire, on peut en effet lire que le prolongement de l'A12 selon le tracé retenu sera satisfaisant, même s'il pose un "problème légitime et majeur aux Verriérois". Si on était taquin, on "pointerait la contradiction"... Comme on a pu le remarquer lors du débat public sur le prolongement de l'A12, Michel Espinat et tous les élus de Saint-Quentin en Yvelines, de droite comme de gauche, ont soutenu la même option du tout routier en Ile de France. Celle du gouvernemnt UMP et du Conseil régional PS. Mais si la droite et la gauche défendent ici des politiques de transport et d'aménagement rigoureusement identiques, il faut avoir à l'esprit que la gauche dite "de gouvernement", contrairement à la droite, propose une conception sérieuse, moderne et "durable" du développement, plaçant l'Homme au centre de l'écologie... En voici quelques déclinaisons fortes que nous avons synthétisées pour vous :
L'A12 prolongée ne réchauffera pas la planète, croyez-le ! A peine un peu le cœur des élus locaux. Le 28 mars 2007 La réunion inaugurale de la Commission particulière du débat sur le prolongement de l'A12 s'est tenue le 23 mars, et le compte-rendu en est déjà disponible sur le site de la Commission. Belle organisation ! D'autres réunions vont suivre. Elle se dérouleront toutes dans les environs de Trappes, et commenceront toutes à 20 heures. Trappes en ligne vous propose un jeu éducatif qui vous permettra de comprendre que l'automobile a été élue mode de transport égémonique par les pouvoirs publics français, il y a déjà bien longtemps. Le jeu est simple : essayez de participer à toutes les réunions de la Commission du débat jusqu'en juin, en vous y rendant par les transports en commun exclusivement ! Celui qui y parviendra sans tricher (auto-stop, marche à pied toute la nuit, camping au bord du chemin pour attendre le premier bus du matin, hébergement pendant deux jours chez un pote qui habite derrière la salle de réunion, etc.) verra sa photo publiée sur notre site. Un lot de consolation sera attribué à celui qui pourra prouver qu'il a aperçu Robert Cadalbert dans un autobus, au 21ème siècle. Avant, ça ne compte pas. Le 25 mars 2006 Le site de la Commission Particulière du Débat sur le prolongement de l'A12 s'enrichit de nouvelles contributions intéressantes qui replacent le prolongement de l'A12 dans son vrai contexte : l' A12 servira à capter le trafic des camions entre le nord et le sud de l'Europe. Le 22 mars 2006 Voici justement une illustration de la politique de "développement économique" dont il est question juste en dessous : COMAU France, située à Trappes, licencie. 70 emploi sur 400 sont concernés. L'affaire est rapportée par les dangereux agitateurs de Lutte Ouvrière, ici. Ca fait moins de bruit que le plan social de Thalès, on se demande bien pourquoi. COMAU s'est installé à Trappes vers 2001, en regroupant tous ses services administratifs sur un seul site. L'agglomération (SAN, à l'époque) annonçait avec fierté l'implantation sur le territoire de ce fleuron de l'industrie européenne de la machine outil pour le secteur automobile. Déjà, on oubliait que COMAU regroupait deux sites en un, et supprimait des emplois et de l'activité sur les territoires qu'il délaissait. Tant pis pour eux ! Malheur au perdant ! COMAU est lié à FIAT et à Renault, autres pointures des zones d'activité de Saint-Quentin en Yvelines. FIAT réduit l'activité de COMAU qui licencie. Ainsi, cette entreprise est arrivée à Trappes en bazardant des salariés à son point de départ, elle a amené son personnel sans recruter personne sur le territoire, et maintenant, elle licencie. Le tout en moins de cinq ans. Ca, c'est du développement durable ! Le 16 mars 2006 Le site de la Commission Particulière du Débat sur le prolongement de l'A12 est ouvert. Pour le moment, il ne contient que le calendrier des réunions publiques et le dossier du maître d'ouvrage (l'Etat). Mais il sera bientôt enrichi par les contributions qui ne manqueront pas d'affluer. Le 1er mars 2006. On va avoir un débat public sur le prolongement de l'A12. Il durera quatre mois, à partir du 3 mars 2006. C'est tout bientôt ! Curieusement, le site web de la ville de trappes n'en fait pas la publicité, alors que la mairie arbore justement depuis quelques jours une banderolle concernant l'A12, réclamant... on ne sait trop quoi ! De même, le site du cyberespace de La Verrière en reste à sa propagande habituelle, et n'évoque pas l'information. On la trouve, par contre, sur le site du collectif d'opposition au prolongement A12 NON, dont nous avons déjà parlé ici. A croire que la diffusion d'une information sur le sujet ne sert que les opposants au projet... Le maître d'ouvrage de la future autoroute en question, le Ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer, a saisi la Commission nationale du débat public en juin 2005. Celle-ci a décidé en juillet l'organisation d'un débat public et la création d'une Commission particulière du débat, étant donnée la portée d'un projet de cette ampleur. Concrètement (et le plus simplement possible), cette autorité administrative indépendante va organiser des réunions d'information et de débat, créer un site internet de présentation des éléments du dossier, et rendre de compte de l'avancée des discussions entre tous les acteurs qui se déclareront auprès d'elle. Le site de la CNDP rend bien compte de ce que sera ce moment fort de vraie démocratie participative. Il suffit de parcourir les sites des commissions traitant de projets d'aménagement qui ont déjà été traités pour en mesurer l'intérêt. Tous les détails de cette procédure sont consultables sur le site CNDP : calendrier, modalités, composition de la commission, etc. Le 13 février 2006. Blues de l'A12 - Janvier 2006 |
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