1)
Que penser de la liste conduite par Dominique Dubuisson ?
2)
La faible éventualité de l'option Tathys.
1)
Que penser de la liste conduite par Dominique Dubuisson ?
Je
me contenterai de reprendre vos propos un par un et de les commenter.
A)
Le 26 décembre 2007, vous écrivez :
« Pourquoi
l'ambitieux Dominique Dubuisson tenterait-il de constituer une liste
d'opposition à Malandain si ce n'était pas pour devenir
maire lui-même ? […] S'il fait un bon score, il pourra
rallier la liste Malandain après le premier tour, et
participer activement à la "Victoire contre la droite".
Il deviendra alors deuxième ou troisième adjoint, et
fera sa promo personnelle en ville pendant deux ans[…] Et quand
Malandain démissionnera, croyant sa succession réglée,
paf ! Dubuisson briguera le fauteuil laissé vacant pour
accueillir le séant de Jeanine Mary, l'héritière
officielle. Et ce jour là, la fine équipe de Malandain
pourrait se révéler moins fidèle que prévu
à son bienfaiteur ! »
Je
partage cette très lucide analyse.
B)
Le 9 janvier 2008, vous écrivez :
« Et
bien ici, on a quand même décidé de ne pas
soutenir n'importe qui ! Parce que toute cette petite bande de
Dubuisson, là, elle était derrière qui, déjà,
en 2001 ? Un certain Guy Malandain, non ? Ça ne les gênait
pas trop, à cette époque, que Malandain habite
Auffargis et que son ombre, Jeanine Mary, soit de Guyancourt. En ce
temps là, c'était "tout sauf Monquaut" (qui
habitait Trappes, lui) ! Et leur Dubuisson était colistier de
l'actuel maire dès le premier tour. Combien de fois a-t-il
voté contre son "patron", en Conseil municipal au
cours du mandat ? Il était bien discret alors, le Grand
Opposant, notre Iznogoud local aux babouches trouées. Et voilà
qu'il se réveille... à quelques semaines des élections.
[…]
Dominique Dubuisson, lui, n'a-t-il pas voté tous les
budgets de la ville y compris le dernier ? Et toutes les mesures de
la politique de Malandain pendant toutes ces années ? S'est-il
opposé à la politique du logement ? A la "politique
de peuplement" ? A la politique de "développement
social urbain" néo-colonial ? […] Et surtout : il a
porté personnellement la politique de désertification
des activités sportives sur la ville. Parce que Dominique
Dubuisson était adjoint aux sports, pendant ces années
de misère municipale, mine de rien. Et sa politique sportive
pour Trappes est une pitié ! Mais ça, c'est un sujet
tabou pour ses amis. Pour eux, comme pour la version officielle
municipale, ce qui ne marche pas, c'est sans doute la faute aux
communistes et aux "grands frères" que le service
des sports traînerait comme des boulets. Ceux qui ont sué
pour obtenir leur brevet d'éducateur sportif et sont cantonnés
à faire de la garderie par les ronds-de-cuir de
l'administration de Malandain apprécieront... […]
A
vous qui le suivez, on ne souhaite pas de mal, mais vous devriez vous
méfier. Hier, vous avez cru bon d'utiliser Malandain contre
Jacques Monquaut. Aujourd'hui, vous trouvez judicieux de vous servir
de Dubuisson pour éliminer Malandain. Eux, de leur côté,
ont besoin de vous pour arpenter les territoires qui leur sont si
étrangers : les cages d'escalier, le marché et les
squares des Merisiers, de Camus ou d'ailleurs. Pour l'instant, les
"nouveaux habitants" ne sont pas encore assez nombreux pour
qu'on puisse être élu sans les voix du Trappes
"populaire". Malandain, Mary et leurs amis ont utilisé
beaucoup d'entre vous en 2001, non ? Ils avaient besoin d'interprètes
pour faire entendre leurs promesses. Vous avez traduit leur langue de
bois dans la langue du coeur de vos parents et de vos voisins,
que vous avez su toucher parce que vous connaissiez leurs
frustrations et leurs attentes. Vous avez perdu assez de votre temps
et de votre âme, dans cette affaire. En retour, vous
n'avez eu que du mépris, depuis, pour ne pas dire pire. Qui
est gagnant, à chaque fois ? Et qui a un peu plus de mal à
s'assoir après chaque scrutin ? […] »
Je
partage également cette tout aussi lucide analyse.
C)
Le 21 février 2008, vous écrivez :
« Et
la gauche, la vraie, celles des habitants, on la retrouve éparpillée
par petits bouts, façon puzzle... Mais c'est quand-même
derrière Dominique Dubuisson qu'elle parvient le mieux à
se recomposer, il faut le reconnaître. La critique qu'on peut
faire ici de la posture personnelle de D. Dubuisson n'enlève
rien à la force ni à la légitimité du
courant qui le porte. […]
Il
reste plusieurs jours et pas mal de réunions
publiques
à Dubuisson pour les ramener à lui. Il lui faudra être
convainquant pour démontrer qu'il peut apporter un vrai
changement, en rompant avec le conservatisme paternaliste chronique
qui mine la santé politique trappiste depuis si longtemps. On
a eu le "bon papa Hugo" et le "bon papa Malandain",
et ce serait bien s'il évitait de se prendre pour le "bon
papa" Dubuisson. Tant pis pour les nostalgiques...
Il lui faudra aussi, pour rassembler les
désespérés du tout-sauf-Malandain égarés
à droite, garantir qu'il ne rejoindra pas la liste du maire
sortant entre les deux tours. Que pourrait-il faire d'autre ? C'est
simple : se maintenir au second tour s'il dépasse la barre des
10 % au premier. Il doit s'y engager clairement, et sans complexe :
ce n'est pas lui qui fera le "jeu de la droite" en
provoquant une triangulaire, c'est Malandain et ses amis qui l'ont
fait tout au long des treize dernières années !
Mais après tout, on n'a pas de conseil à
lui donner, à Dominique Dubuisson. On sait juste ce qu'on
aimerait entendre avant de lui donner une voix de plus le 9 mars. »
Vous le dites
vous-même, Dominique Dubuisson doit « s’engager
clairement » à « se maintenir au second
tour s’il dépasse la barre des 10 % au premier [tour] ».
J’ajouterai même « à ne pas fusionner s’il
dépasse la barre des 5 % au premier tour. »
A-t-il formulé
un tel engagement depuis ?
C) Le 23 février
2008, vous écrivez :
« Il
est plus intéressant de se pencher sur le programme [de
Dominique Dubuisson]. Là, on a de bonnes surprises. En
particulier à propos de l'environnement. Les propositions de
l'équipe Dubuisson sont toutes intéressantes et
réalisables […]
Sur d'autres secteurs de l'activité
municipale, le programme est moins novateur ou moins ambitieux, mais
on a rien trouvé qui soit à retirer. En somme, on n'est
opposé à rien. C'est déjà pas si mal : ça
revient pratiquement à admettre qu'on est d'accord avec tout.
De là à voter "les Trappistes
d'abord", il n'y a qu'un pas qu'on pourrait très bien
franchir. »
Je ne conteste pas le
programme « affiché » de Dominique
Dubuisson.
Celui de Guy Malandain
en 2001 était tout aussi « alléchant »,
a priori.
Où en
sommes-nous aujourd’hui avec Guy Malandain ?
Où en
serons-nous demain avec Dominique Dubuisson ?
D) Le 26 février
2008, vous écrivez :
Et bien oui, on va voter pour Dubuisson. Pour "les
Trappistes d’abord", plus exactement. Ce qu’on pense de la
tête de liste, vous le savez. Ça ne changera
probablement pas. Les autres, sur la liste et autour, il y en a qu’on
respecte, et même certains qu’on estime. D’autres pas, mais
on ne peut pas aimer tout le monde... […]
On a une chance de
débarrasser cette ville, notre ville, de Guy Malandain et
Jeanine Mary. On ne peut pas traiter ça à la légère.
Tant pis pour les états d’âme ! Tant pis pour les
idéaux ! On respecte ceux qui refusent de prendre une tangente
pragmatique. Mais là, ici et maintenant, désolé
Kamal*... on ne peut pas rester en dehors du coup ! On vote Dubuisson
sans illusion, mais pas sans plaisir. Le plaisir de, peut-être,
contribuer à clore cet écœurant remake de Tintin au
Congo qu’aura été le mandat de Malandain.
Bien
sûr, vous vous demandez en quoi voter Dubuisson peut contribuer
à empêcher l’élection de Malandain. Il se peut
bien que Dubuisson, dépassant la barre fatidique des 10 %,
rallie la liste des sortants au second tour. On n’en sait rien. Il
n’a pas adressé de message à Trappes en ligne pour
exposer ses intentions... Ce sera tant pis pour nous. Mais il
pourrait aussi bien se maintenir. Là, soit Malandain ne passe
pas, soit il est élu mais son horizon est bouché par
l’élection de Dubuisson comme conseiller municipal dans la
triangulaire : il ne pourra pas "abdiquer" sans risque en
faveur de son héritière Jeanine Mary comme prévu.
On peut compter sur Dubuisson pour lui pourrir sa retraite ! »
Si j’ai bien compris,
désormais vous RENONCEZ à exiger du camarade Dubuisson
l’engagement PUBLIC de ne pas rallier le Seigneur Malandain…
Vous vous dites que
même si le premier rejoint le second, c’est pour mieux
enrayer sa succession.
En quoi cela
servira-t-il l’intérêt général ? Si
je m’oppose à Guy Malandain, c’est parce que je le trouve,
in fine, très nuisible à l’intérêt
général sur le long terme, pas parce qu’il va céder
la mairie à Jeanine Mary !
Aujourd’hui, je n’ai
aucune garantie que Dominique Dubuisson ne soit pas moins nuisible.
Et pour tout dire, je ne le crois pas du tout, en témoignent
ses basses œuvres en coulisses qu’il a pu faire au nom de son
ex-chef (Jacques P. te salue, ex-agent du malandainisme !)
E) Je vois bien, en
vous lisant, que vous prenez soin de distinguer la liste « les
Trappistes d’abord » de son chef, Dominique Dubuisson.
Tout d’abord, le nom
de la liste me paraît très douteux. On dirait une
déclinaison trappiste de la très progressiste
« préférence nationale ». Je ne
m’abaisserai même pas à dire ce que j’en pense.
Ensuite, si l’on peut
me permettre une comparaison « enfantine »,
c’est la liste des Schtroumpfs qui se sont choisis Gargamel pour
roi. N’en parlez jamais aux enfants, petits ou grands !
2) La
faible éventualité de l’option Tathys.
Un constat.
Non à Fourgous
le sarkoziste. Non à Malandain le communautariste. Non à
Dubuisson le « collaborationniste ». Non à
l’abstention, anti-démocratique.
Il reste le vote blanc
ou nul et le vote Tathys.
Une condition nécessaire mais insuffisante.
Que Théodore
Tathys annonce publiquement, dés maintenant, son refus de
s’allier à Gérard Fourgous ou Guy Malandain.
Alors seulement pourra
s’entamer un dialogue pour savoir si Théodore Tathys vaut
vraiment mieux que les trois autres têtes de liste, au cours de
laquelle tous les points seront discutés, y compris le
programme.
En cas de refus ou d’échec de la
discussion.
Si rien n’aboutit
avec Théodore Tathys avant mercredi 5 mars, alors j’appellerai
à voter blanc.
Kamal Benmarouf